top of page
cadastre_Napoléon.jpeg

EN SAVOIR PLUS SUR LE DROIT DE LA TERRE ET DE LA PROPRIÉTÉ

Plus que des simples services d'avocat

​

Nathalie MASSART Avocat en droit de la propriété fournit depuis 1997 des conseils personnalisés aux particuliers et professionnels .

Les procédures juridiques peuvent être lourdes et pénibles. Mon objectif est de vous assister dans la compréhension de vos droits et des problématiques liées à votre situation.

Nathalie MASSART Avocat en droit de la propriété travaille à la protection de vos droits et à faire en sorte que vous soyez personnellement investi et guidé lors de la prise de décisions importantes liées à votre affaire.

Me Nathalie MASSART se tiens à votre disposition pour la protection de vos droits. Contactez-là dès aujourd'hui pour prendre rendez-vous.

UNE ENQUÊTE CADASTRALE
C'EST QUOI ?

Cadatre_2.jpeg

L'enquête cadastrale implique souvent une enquête généalogique complémentaire.

C'est particulièrement le cas des parcelles issues d'une division.

Une enquête cadastrale est une enquête qui vise à recueillir des informations précises sur des biens fonciers (terrains et bâtiments). L'objectif principal est  de clarifier et de formaliser la situation de chaque parcelle de terrain et de ses propriétaires.

​

Objectifs d'une enquête cadastrale

​​

  1. Clarification des droits de propriété : L'enquête permet de résoudre les conflits ou ambiguïtés concernant les limites des propriétés, en apportant des preuves concrètes basées sur des mesures précises.

  2. Mise à jour des données foncières : Elle permet de mettre à jour les informations cadastrales lorsque des modifications interviennent (vente de terrains, construction de bâtiments, etc.).

ADVENDEE_illustration_ cadastre.png

Comprendre le cadastre de 1808 dit "Napoléonien"

Dans mes recherches, je suis souvent conduite à explorer le cadastre de 1808 pour comprendre les actes d'aujourd'hui

Le cadastre napoléonien, également appelé cadastre parcellaire ou cadastre ancien, est un système de recensement et de représentation cartographique des propriétés foncières, instauré sous Napoléon Ier au début du XIXe siècle. Il a été conçu pour uniformiser et simplifier l’impôt foncier en France en permettant une évaluation précise des propriétés et des terrains.

​

Contexte historique

Avant la Révolution française, les impôts fonciers étaient mal répartis et les registres fonciers peu fiables. En 1807, Napoléon décide de créer un cadastre général pour corriger ces inégalités et donner une base plus équitable à l’imposition.

​

Objectifs du cadastre napoléonien​

  1. Fiscalité : L'objectif principal était de créer un registre fiscal précis pour répartir équitablement l’impôt foncier, la "contribution foncière". Chaque propriétaire devait payer en fonction de la valeur de son bien.

  2. Inventaire des propriétés : Le cadastre permettait de recenser les propriétés foncières, leurs propriétaires et les caractéristiques de chaque parcelle.

  3. Sécurité juridique : Il offrait une meilleure garantie aux propriétaires fonciers en établissant une base cartographique fiable et en réduisant les conflits liés à la propriété.

​

Contenu du cadastre napoléonien

  1. Plans cadastraux : Ce sont des cartes représentant chaque commune, divisée en sections et en parcelles numérotées. Ces plans sont souvent appelés plans parcellaires.

  2. Matrice cadastrale : C'est un registre qui accompagne le plan cadastral et qui liste pour chaque parcelle :

    • Le nom du propriétaire

    • La superficie

    • L’usage (agriculture, forêt, etc.)

    • La valeur imposable.

  3. Numérotation des parcelles : Chaque parcelle reçoit un numéro unique dans une commune, permettant son identification précise dans la matrice cadastrale.

​

Réalisation et mise en place

La confection du cadastre a débuté en 1808 et s'est poursuivie tout au long du XIXe siècle. Il a été réalisé commune par commune, par des équipes de géomètres. Chaque parcelle de terrain était mesurée, et des plans détaillés étaient établis.

​

Importance et usage actuel

Bien que le cadastre napoléonien ait été remplacé par des versions plus modernes au fil des ans, il reste un outil précieux pour les historiens, les généalogistes et les géographes pour comprendre la répartition des terres et la société rurale au XIXe siècle. Dans certaines communes, ces plans sont toujours consultés pour connaître l’histoire des terrains ou pour des recherches patrimoniales.

Les documents cadastraux originaux peuvent être consultés dans les archives départementales, et certains sont disponibles en ligne.

En résumé, le cadastre napoléonien a marqué une étape décisive dans l’administration des terres en France, avec des conséquences à la fois fiscales et juridiques importantes, tout en offrant une vision unique de la France rurale du début du XIXe siècle.

QUE DISENT LES ACTES ANCIENS ?

Comprendre un ancien acte notarié peut être une tâche complexe, mais il est essentiel pour interpréter des documents légaux historiques tels que des contrats de vente, des testaments, des donations, des partages de successions, etc. Un acte notarié est un document officiel rédigé par un notaire, qui garantit la validité et l’authenticité des engagements pris par les parties concernées. Voici quelques clés pour en saisir la structure et le contenu.

​

1. Structure générale d’un acte notarié

Un ancien acte notarié suit généralement une structure similaire, bien que son langage puisse varier selon les époques. Voici les principales parties à retrouver dans un acte notarié :

  • Le préambule (ou introduction) : Cette section mentionne généralement la date de l'acte, le nom du notaire qui le rédige, et parfois des informations sur le lieu où il a été rédigé.

  • L’identité des parties : Les noms des personnes concernées par l’acte (vendeur, acheteur, testateur, héritiers, etc.) sont clairement mentionnés avec parfois leur état civil complet (âge, profession, domicile, etc.). Cette partie est importante pour situer le contexte familial ou économique.

  • L’objet de l’acte : C'est la partie qui décrit l'accord ou la transaction réalisée. Il peut s’agir de la description d’un bien (terrain, maison, meubles, etc.), d’un testament, d’une donation ou d’une vente. Pour une vente, par exemple, cette section détaille le bien vendu, sa localisation, ses caractéristiques et son prix.

  • Les obligations des parties : Dans un contrat de vente, par exemple, cette partie précise les engagements de chaque partie (paiement du prix, remise du bien, etc.). Il en va de même pour d'autres types de contrats où sont explicités les devoirs des signataires.

  • Les clauses juridiques : Elles encadrent les termes de l’accord, précisent les conditions spécifiques et mentionnent souvent des pénalités en cas de non-respect de l’engagement.

  • Les signatures : L'acte se termine généralement par les signatures des parties et du notaire. Si une des parties est analphabète, il est possible que la mention « n’a su signer » ou « a fait une marque » apparaisse.

​

2. Langage utilisé dans les anciens actes

Les anciens actes notariés peuvent être rédigés dans un langage juridique, parfois très formel et aujourd’hui obsolète. Voici quelques conseils pour comprendre ces termes :

  • Formules juridiques d'époque : Il est fréquent de trouver des expressions comme « par-devant notaire » (signifiant "en présence d’un notaire") ou « avoir reconnu et confessé » (signifiant que les parties ont admis et accepté les termes de l’accord).

  • Monnaie ancienne : Les montants financiers sont parfois exprimés dans des monnaies anciennes, comme des livres tournois, des écus, ou des sols, surtout pour les actes d’avant la Révolution française.

  • Descriptifs de biens : La description des biens peut inclure des termes désuets pour désigner des parcelles de terrain (arpent, journaux, etc.) ou des bâtiments.

  • Situation des biens : "Au levant", "au Couchant", "au Septentrion" ou "Au midi", désignent l'Est, l'Ouest, le Nord et la Sud.

​

3. Types d’actes courants dans les anciens documents notariés

  • Actes de vente : Ils décrivent la transaction d’un bien immobilier ou mobilier, souvent avec une description détaillée du bien (terrains, maison, etc.) et le prix payé.

  • Testaments et successions : Les testaments précisent la répartition des biens après la mort du testateur. Ils contiennent des indications sur les héritiers, les legs spécifiques, et les conditions imposées aux héritiers.

  • Contrats de mariage : Ils définissent les conditions financières et matérielles du mariage, en particulier la dot apportée par l’épouse et la gestion des biens du couple.

  • Actes de donation : Ils formalisent le don d’un bien à une personne, souvent un proche ou un enfant, avant la mort du donateur.

​​

4. Où trouver des anciens actes notariés

Les anciens actes notariés sont généralement conservés aux archives départementales. Les minutes notariales, c’est-à-dire les originaux des actes, sont archivées après une période de conservation par les études notariales. Beaucoup de ces actes sont maintenant numérisés et accessibles en ligne dans certaines régions.

​

5. Interpréter un acte notarié : quelques astuces

  • Dates et noms : Soyez attentif aux dates et aux noms des personnes mentionnées. Ils peuvent être utiles pour situer l’acte dans un contexte familial ou géographique.

  • Localisation des biens : Si l'acte concerne un bien immobilier, vérifiez sa localisation pour comprendre son importance ou sa valeur à l'époque.

  • Contexte juridique : Certains actes peuvent refléter des pratiques spécifiques à une époque donnée, comme des clauses sur l'inaliénabilité d'un bien ou des obligations religieuses dans les testaments.

​

En résumé :

Pour comprendre un ancien acte notarié, il faut se familiariser avec sa structure, son langage juridique et le contexte de l'époque. C’est un travail minutieux, mais ces documents offrent une mine d’informations sur la vie et les biens des générations passées, en fournissant des détails précieux sur les transactions, les relations familiales et les obligations légales.

bottom of page